Tribune de Vincennes +

 

Après un printemps ensoleillé mais confiné, nous nous préparons, pour beaucoup d’entre nous, à un été casanier qui s’annonce particulièrement chaud. Mais ne boudons pas notre plaisir : quelle joie de pouvoir retrouver les siens, profiter des terrasses, et retrouver une nature revigorée dans les quelques squares de la ville et le bois de Vincennes.

Une ombre pourtant se profile au tableau : après trois mois de repos, la nature n’a toujours pas pu reprendre ses droits sur le cours Marigny. Les années précédentes déjà, des voix s’élevaient contre la minéralisation excessive de l’esplanade, la perte de l’ombrage apporté par les grands arbres fauchés et s’émouvaient de la faible vigueur des plantes sélectionnées.

Nous voilà, un an plus tard et tout un printemps sans le moindre passant, avec des zones entières de verdure déjà jaunies ou totalement désherbées, et sur les côtés, des tuyaux d’arrosage à nu trahissant des plantes n’ayant pas su pousser. Et pour fuir la canicule, une nouvelle solution de fortune a été prévue sous la forme d’ombrières métalliques cette fois. Ainsi, pendant que les enfants cuiront sur les jeux, les Vincennois pourront se partager le banc à l’ombre.

Il est temps de tirer des enseignements du projet de ville. Neuf ans après les premiers coups de pioche et deux ans après l’achèvement des travaux du cours Marigny, avouons-le, l’aménagement de cette esplanade est un échec, la nature et les Vincennois y ont perdu.

Pour éviter que cette situation ne perdure, nous invitons la nouvelle municipalité à lancer rapidement une consultation citoyenne en vue de repenser cet espace pour qu’enfin les Vincennois puissent en profiter pleinement.

La nature ne doit plus seulement être perçue comme une décoration. Lui redonner sa place en ville ne répond pas seulement à une question de biodiversité, essentielle pour garder l’équilibre du vivant, ou d’amélioration de la qualité de l’air ou encore de bien être : la nature permet aussi d’adapter nos villes aux conséquences du dérèglement climatique. La végétalisation, par exemple, permet de créer de l’ombre et de rafraîchir.

Nous souhaitons que la mairie réfléchisse à une stratégie concrète pour accompagner les Vincennois lors des fortes chaleurs, afin de la déployer dans tous les quartiers de la ville. L’année 2020 pourrait être l’année la plus chaude jamais mesurée.

N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques.

Florence, François et Carolina

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