capsule

Gaz hilarant : vente aux mineurs et consommation sur l'espace public interdites

Bien que son utilisation soit en hausse ces derniers temps, cette drogue prisée par les jeunes reste assez méconnue des familles. Pourtant, les effets secondaires qu'elle provoque sont bien réels.

Usuellement appelé “proto” ou “gaz hilarant”, le protoxyde d’azote (N2O) est un gaz inodore aux usages multiples : cartouches de bombes de mousse chantilly, propulsion de fusées, anesthésiques, analgésiques… Il est facile à trouver et à détourner de son usage initial : inhalé, ce gaz provoque une forme d’ivresse avec des troubles de la perception allant jusqu’à l’hallucination.

Cette drogue en vente libre et bon marché n’est pas nouvelle, mais le nombre de signalements de cas sérieux et la gravité des effets indésirables en lien avec cette pratique augmentent sans cesse depuis deux ans, et en particulier depuis le déconfinement : c’est le deuxième produit addictif le plus consommé chez les jeunes après le cannabis, et la consommation en est en expansion partout en France. Un phénomène qui n’épargne pas Vincennes où il est de plus en plus fréquent de retrouver en nombre, parmi les déchets, des cartouches de protoxyde d'azote.

Parmi les effets secondaires provoqués par ce gaz, on retrouve l’asphyxie, la perte de connaissance, la désorientation, la perte de réflexe de toux qui engendre des « fausses-routes ». En cas d’utilisation régulière ou à forte dose, des troubles peuvent apparaître, même tardivement, après plusieurs mois d'utilisation répétée : atteinte de la moelle épinière, carence en vitamine B12, anémie, hallucinations visuelles, perte de mémoire, troubles de l’humeur de type paranoïaque, troubles du rythme cardiaque, troubles neurologiques…

Face à ces dangers et au constat de cette consommation croissante, le Maire Charlotte Libert-Albanel a pris jeudi 9 juillet un arrêté interdisant la vente et la distribution de ce produit aux mineurs, et interdisant sa consommation sous quelque forme que ce soit dans l’espace public.