Makenzy Orcel, chronique d'octobre 2018

 

et l’autre avec sa gueule de chaos
ses vertiges d’amants juchés sur les arcs de la nuit
et leur bruit de cul couvert au cas où
monsieur s’anime pétille au pas de clown
valse sur des restes de sang passé sous silence
quand bien même monsieur aurait plié
glissé dans sa poche le temps à peine né
on ne pourrait dire qu’il n’est pas animé de bon esprit
l’excuse d’être soi-même n’est justifiable que dans son propre mensonge
attendez
que devient le vent
le guide des troupeaux – le voilà se ramenant brusquement à des questions existentielles
de belles inquiétudes –
ha ha ha monsieur s’esclaffe comme une rumeur
aucun cœur mais un roc se démesurant dans sa poitrine hapax...
mère dit que le vent est un miroir qui louche
usée la terre glisse
pauvre terre tournant retournant seule à la poussière
la lune est son ombre une peur ronde qui se prend pour une torche les histoires de lune finissent toujours dans le noir
dans le sang
comme celles des chercheurs d’or ou des casseuses de pierres
d’où crois-tu que viennent les corps étendus
éteints dans le crépuscule
au-delà de l’acide souvenir
d’une soif donnée
des âmes délibérément réifiées têtes sirotant leur colère depuis leur pique crève-cœur.

Makenzy Orcel

 

 

 

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