Projet de ville : les travaux en cours

La 3e phase du Projet de ville se poursuit dans un lieu important pour Vincennes et pour les Vincennois : le cours Marigny, qui retrouvera à l’issue des travaux sa vocation d’espace vert fleuri et arboré et de lieu de promenade. Les travaux doivent durer jusqu'au printemps 2018.

Les travaux en cours

Les travaux se déroulent du lundi au vendredi de 7h à 19h.

Propriété de la Ville de Paris sur le territoire vincennois, le cours Marigny a fait l’objet d’une convention entre les deux villes en vue de son embellissement. La Ville de Paris, consciente de l’urgence à rénover cet espace vert vieillissant, a partagé le souhait de la municipalité de donner une nouvelle dynamique à ce lieu.

Entamée en mars, la rénovation du cours Marigny dans le cadre du projet de ville se poursuit :

  • côté impair (voie ouest du cours) : dans un premier temps, travaux sur la section située entre la rue du Midi et la rue Lejemptel
    • circulation et stationnement interdits côté impair du cours Marigny entre la rue du Midi et la rue Lejemptel (y compris le carrefour avec cette dernière)
    • depuis la rue du Midi, une déviation est mise en place via la voie transversale bordant l’esplanade de l’hôtel de ville, qui change donc de sens et doit, le temps des travaux, être empruntée dans le sens ouest-est, de la rue du Midi vers la rue de Condé-sur-Noireau
    • rue Lejemptel : circulation réservée aux riverains dans les deux sens entre la rue Raymond-du-Temple et le cours Marigny
    • dans la transversale située au niveau de la rue d’Idalie : inversion du sens de circulation (est-ouest)   ; le cours Marigny formera également une impasse au nord de cette voie transversale jusqu’à la rue Lejemptel.
  • À l’issue de cette nouvelle phase, courant décembre, les travaux se poursuivront au sud de la rue Lejemptel jusqu’à l’avenue de Paris.
  • espaces centraux : les plantations auront lieu aux mois de novembre / décembre, saison la plus favorable à cette opération

À l’issue du projet, la partie centrale du cours comptera 50 % d’espaces végétalisés en plus, 34 arbres de plus qu’actuellement, des bancs, bosquets, tables arbustives, tapis de vivaces, brumisateurs, un éclairage adapté et moins énergivore, des bandes cyclables sur la chaussée et des trottoirs praticables.

Ce chantier bénéficie d'une subvention de 500.000 euros de la Métropole du Grand Paris 

 

Renseignements au 0 805 05 94 00
(appel gratuit depuis un poste fixe, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h).

Pendant toute la durée du chantier, du matériel est stocké cours Marigny, au nord-est, le long de l’espace où est située la statue du Général Daumesnil, et c’est finalement également dans ce secteur qu’est installée la base logistique du chantier.

Projet de ville : Le cours Marigny - cliquez pour voir en grand

Projet de ville : La piste cyclable - cliquez pour voir en grand

 

Cours Marigny : un espace de promenade continu entre la mairie et le château - cliquez pour voir en grand

© DR

Insolite : un puits place Pierre-Sémard
Dans le cadre de travaux Projet de ville de la place Pierre-Sémard, les ouvriers du chantier découvraient en juin 2014 un très beau puits maçonné de 14 mètres de profondeur à l’angle Montreuil-Aubert.

"Nous n’avons trouvé aucune trace de l’existence de ce puits au service des Archives, soulignait Laurent Lafon. J’ai toutefois demandé d’intégrer cet ouvrage, découvert à proximité de l’arbre de la Liberté, dans l’aménagement de la nouvelle place."

© Thierry Guillaume

C’est chose faite. Le puits est à nouveau visible, recouvert d’une dalle vitrée pour la plus grande curiosité des nombreux passants sur cette place.

Pourquoi a-t-on abattu des arbres cours Marigny ? Seront-ils remplacés ?
Bien entendu, tous les arbres seront remplacés ; ceux qui ont été abattus dès cette semaine, avec l'installation du chantier, avaient de toute façon vocation à l'être. Ces arbres d'alignement du Cours Marigny étaient devenus dangereux à cause de la présence d'un champignon, le Phellin tacheté (phellinus punctatus). Les mycéliums de ce champignon attaquent la structure interne, si bien que si n'est pas visible à l'œil nu ; mais on peut observer facilement ce phénomène une fois l'arbre coupé. Ces attaques parasitaires peuvent entraîner des chutes de  branches ou d'arbre complet  à tout moment de l'année.
À noter, les arbres malades abattus les années précédentes cours Marigny et qui n'ont pas encore été remplacés le seront aussi dans le cadre du Projet de ville
Depuis 2006, la Ville n'a pas cessé de développer ses espaces verts, la végétalisation des toitures, et a mis en place de nombreux hôtels à insectes et nichoirs à oiseaux dans le cadre d'une attention constante portée à la biodiversité. Quant au cours Marigny, il a bien sûr vocation dans le cadre des travaux à rester un espace vert.

Des vitesses de circulation limitées en centre-ville :

  • Avenue du Château vitesse limitée à 30 km/h ;
  • Rue du Midi, rue de l’Église et rue Raymond-du-Temple : vitesse limitée à 20 km/h

À noter : Le double-sens cyclable permet aux cyclistes d’emprunter dans les deux sens une voie où les automobilistes circulent pour leur part en sens unique. Bien que généralisé en France depuis 2010, par manque d’habitude, les automobilistes n’ont pas le réflexe de regarder de chaque côté, tout comme certains piétons. La prudence et la courtoisie restent donc de mise !

Ailleurs dans la ville

Réaménagement du secteur de la place Bérault

Une concertation a été initiée en 2016 en vue du réaménagement du secteur de la place Bérault.

Cette opération est programmée pour 2018, ces travaux ne pouvant être menés en même temps que le réaménagement du pont de la République .

La rénovation de la place Bérault et de ses abords permettra d’améliorer la circulation sur l’avenue de la République et la desserte de la gare RER de Vincennes, ainsi bien sûr que la vie du quartier.

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Pour se tenir informé

Pour se tenir informé sur les travaux en cours, vous pouvez aussi

Vous pouvez également appeler le numéro vert Projet de ville pour toutes questions urgentes concernant les travaux :
 le 0805 05 94 00

Enfin sont à votre disposition les lettres info travaux distribuées suivant l’actualité du chantier.

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Stationnement : ne tournez pas en rond pendant les travaux !

  • Parking souterrains : 1 heure gratuite dans les 3 parkings du centre-ville (600 places)

Le Conseil municipal, lors de sa séance du 27 avril 2011, a approuvé une modification de tarif instaurant une première heure gratuite, suivie d’une deuxième heure à un coût modéré (1,60 €).

Ces tarifs sont valables dans les parkings :

L'heure gratuite est cumulable avec l'heure de stationnement offerte par les commerçants  du Centre-ville adhérents de l'association Lacomidi

Pour pallier ce déficit, environ 75 places de stationnement sont mises en place cours Marigny (voir sur le plan  ), ce qui nécessite la fermeture temporaire des bandes cyclables.

Le projet de ville a été conçu avec le souci de préserver l’offre globale de stationnement.
À l'issue des travaux, des places en surface seront supprimées. Le projet prévoit cependant des places "dépose-minute" rue du Midi, rue Raymond-du-Temple ainsi que rue Robert-Giraudineau afin de permettre aux automobilistes de laisser un passager, charger ses courses etc.
Quant au stationnement souterrain, avec le parking qui doit voir le jour dans la cadre des futurs travaux de l’îlot Fontenay, et dont la capacité a été portée à 255 places, le nombre de places de stationnement disponibles en sous-sol dans le centre de Vincennes sera de près de 1 500 !

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Le Projet de ville porte sur trois quartiers distincts de Vincennes

  • le quartier Renon , à l’ouest (travaux terminés à l'été 2013)
  • le quartier  Diderot , à l’est (travaux terminés à l'été 2012)
  • le Centre-ville (travaux commencés en mai 2011)

Le Projet de ville, issu de plus de quatre ans de concertation, a pour objectif le réaménagement et l'embellissement de trois quartiers : Centre-ville, Diderot et Renon.
En savoir plus...

Pour rester informés sur les travaux du projet de ville, plusieurs moyens sont mis à votre disposition. En savoir plus...

Centre-ville

Voir le détail des travaux en cours

Les matériaux
Ce chantier de 68 000 m² au total est l’un des plus importants actuellement en France, notamment en raison de la très grande surface traitée en pierre calcaire (55 % de la surface totale du projet global dont 97 % provient de France – Bourgogne et Lozère – et 3 % de Belgique). Certaines pierres proviennent aussi d’Inde (22 %), choisies comme dans de nombreux réaménagements du même type pour leurs caractéristiques techniques qui en font les plus adaptées pour la réfection des chaussées. L’entreprise chargée de ce lot respecte toutes les normes en vigueur et notamment le marquage CE attestant de la conformité des marchandises, et impose également une charte des droits sociaux fondamentaux à tous les partenaires de sa filière production et de sa filière d’importation, dans un souci d’éthique, de déontologie et de respect des principes universels des droits de l’homme, selon les critères de l’Organisation mondiale du travail, tel que demandé dans le cahier des charges qui a servi à la consultation de marchés publics.

Quartier Renon

Troisième secteur concerné par le projet de ville, après la place Diderot à l’est et le centre-ville, le quartier Renon a terminé sa mue à l'automne 2013.

© PY Jan Aurianne studio

La rue Eugène-Blot, la rue Massue, la rue des Laitières, la rue et la place Renon ont été réaménagées. La rue Renon a été rendue aux riverains, dans son sens de circulation définitif, nord-sud ; la partie nord de la rue, longeant la place, est quant à elle fermée à la circulation, sauf pendant les heures de pointe le matin, où elle est zone de rencontre (vitesse limitée à 20 km/h).

Les sols de granit clair dans le mail Renon, des plantations amplifiées rue Renon et rue Massue, les bancs et le mobilier urbain donnent un tout autre visage à la place, qui a bien sûr conservé ses arbres emblématiques.

Si hélas on a pu noter que leurs branches basses donnaient parfois de mauvaises idées à certains, et si des éléments dissuasifs pour la pratique du skate ont dû être ajoutés sur le mobilier urbain, la nouvelle place, jointe à l’îlot résidentiel, a déjà trouvé son rôle de lieu de vie dans le quartier. D’autant qu’à proximité, de nouveaux équipements ont vu le jour.

Le Projet de ville, issu de plus de quatre ans de concertation, a pour objectif le réaménagement et l'embellissement de trois quartiers : Centre-ville, Diderot et Renon.
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Place Diderot

Le deuxième quartier concerné par le Projet de ville a été la place Diderot , dont les travaux ont été achevés à l'été 2012.

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Commentaire(s)

Garder l'ancien si on n'est pas sûr de faire mieux.
Après avoir abattu le plus bel arbre de la ville (qui semblerait un peu malade d’après ses racines), ville de Vincennes veut abattre maintenant un des plus beaux immeubles de Vincennes !

Le bâtiment de l’hôtel le Blason (ex Continental) (30 av. de Paris) est néoclassique (style à la mode entre 1770 et 1830 environ) et en bon état extérieur. La parcelle est marquée comme bâtie avant 1810 sur le plan de l’Avap (fait par la commune avec le Plu du 29 Mars 2016) et avec un immeuble en bon état sur un autre plan de cet Avap.
Cet immeuble particulièrement élégant est sur la voie triomphale qui mène de la Nation (ex place du trône) au château et à la basse-cour. L’immeuble devait être sauvegardé d’après le Plu du 29 Mars 2016 (exclus de la zone 6 réservée).
De plus sur la carte postale avec le cachet de la poste de 1908 qui montre aussi les fenêtres du 36 av de Paris, décrétées bizarrement vielles de moins de 30 ans par ville de Vincennes dans la Dup 2016, on voit le Continental qui ne parait pas très récent.

camus jean_françois :

le 19-11-2017 à 21:40:43
Quelques précisions sur les Emplacement Réservés
Je reviens sur quelques propos de la « Ville de Vincennes » (commentaires en réponse aux messages de Christine Benoit des 10 et 11 Novembre et Etienne Schneider du 18 Novembre) avec des éléments qu’il parait utile de préciser pour les quelques lecteurs de cette page.

Sur la forme : dans la mesure où nous ne sommes pas ici sur un forum où chacun peut intervenir masqué je vous remercierai de signer vos messages comme vous nous imposez de signer les nôtres .

Sur le ton : il faudrait arrêter le ton condescendant employé systématiquement dans vos interventions nous concernant. Nous faire passer pour de pauvres âmes perdues qui ne comprennent rien à la procédure qui les concerne n’est pas digne d’un élu.

Remettons les choses en perspective : Nous subissons depuis fin 2015 ce que nous considérons comme une agression de la "Ville de Vincennes". La mise en Emplacement Réservé de nos maisons, dont l’impact est minimisé (voir complètement nié) dans votre communication, est très difficile à vivre pour les familles Vincennoises qui le subissent. Il me parait important de rappeler une fois de plus qu’il n’est pas question ici de parcelles ou d’emplacements mais bien d’êtres humains, de familles, de citoyens et habitants de la commune qui souffrent de cette situation. Il faudrait peut-être un jour en tenir compte.

Si, comme vous essayez de le faire croire, cette situation était indolore et sans risque pour les familles concernées, la meilleure façon de le démontrer aurait été que les élus de Vincennes propriétaires de maison donnent l’exemple et que leur biens soit inscrits dans les emplacements réservés ! Ce n’est pas le cas...

Ce que nous combattons donc, et il s’agit d’un combat usant, c’est l’inhumanité et l’inefficacité de la politique que vous menez sous le prétexte d’utilité publique. Il ne s’agit pas uniquement d’un combat d’idées mais bien de notre défense face à une décision inutile que vous avez prise et qui nous affecte directement.

Vous avez parlé de démocratie et vous avez raison d’indiquer que c’est important.

Parlons liberté d’expression ! Vous vous targuez de nous laisser la parole libre sur cette page. C’est bien le minimum ! C’est probablement le peu de visibilité de cette page qui fait qu’elle est encore ouverte à nos commentaires. Vous pourriez nous proposer un droit de réponse sur Vincennes-info pour nous permettre de réagir à l’ensemble de vos allégations. Ça, ce serait démocratique.

Comment expliquez-vous que Monsieur Lafon, qui a utilisé à outrance sa page Facebook pour faire de la communication sur les actions de sa municipalité ait supprimé des commentaires de ses concitoyens ou les ait bloqués pour les empêcher de réagir publiquement ? Est-ce un comportement démocratique ?

« La démocratie exige de la précision, et le débat public n'est pas possible lorsqu'il se base sur la valorisation de contre-vérité » : Vous avez mille fois raison. J’ajouterai qu’elle nécessite également la transparence de l’action publique. Le manque de transparence de votre politique fait que des Vincennois découvrent, encore aujourd'hui et deux ans après votre décision, que leurs maisons sont mises sous cloche par la ville.

« Les emplacement réservés sont un outil indispensable » est une affirmation que vous assénez depuis de nombreuses années. C’est un peu comme d’affirmer que l’UDI est indispensable à Vincennes. Question de point de vue, mais en aucun cas une vérité. Sinon il faudrait nous en faire la démonstration en étudiant et testant l’ensemble des possibilités alternatives qui existent (Cf notre site qui en présente quelques-unes mais il en existe sûrement d’autres).

De la précision sur les termes que vous employez est également nécessaire. Vous associez systématiquement « Emplacements Réservés et Préemptions ». Vous savez très bien que ce sont deux choses différentes alors pourquoi ce raccourcit simpliste si ce n’est pour tenter de nous décrédibiliser ?

Plus intéressant : écrire que la "mairie n’expropriera pas les habitants concernés par les Emplacements Réservés et exercerait son droit de préemption lorsque les biens seront mis en vente" est la négation même de l’aspect « indispensable » des Emplacement Réservés. Votre droit de préemption (renforcé) suffit à lui seul pour réaliser ce type d’opération. Supprimez donc les Emplacements Réservés du PLU !

D’autres « contre-vérités » ou "manques de précision" dans votre communication :
• Ecrire que les expropriations ne concernent « que des immeubles vides et insalubres » est faux !
• Ecrire que les acquisitions sont faites au prix du marché est faux !

Vous avez souligné nôtre « erreur » concernant les amendes que la ville aurait à payer à cause d’une mauvaise interprétation d’un article de presse. De votre côté vous détenez la totalité des informations. Que faut-il en déduire ?

Le mécanisme d’amende objet de notre première intervention mérite également quelques précisions de votre part.
Vous essayez de nous expliquer qu’il y aurait une espèce d’équation mathématique permettant de passer de l’amende brute à l’amende nette … Pouvez-vous nous transmettre en toute transparence les éléments d'explication et justifications ? Pouvez-vous expliquer à vos concitoyens l'ensemble de la procédure, les commissions (leur composition) qui évaluent "les raisons objectives" de la non-atteinte des objectifs de la ville en matière de logement social ? pouvez vous fournir ces éléments d'évaluation ?

Pour terminer ce n'est pas 1 procédure contre les Emplacements Réservés mais bien 22 procédures auxquelles vous devez répondre.
Le seul recours que vous citez sur les expropriations est celui de l'impasse Lenain. Est-ce bien le seul ??

Notre site internet pour information des lecteurs de ce message : www.vincennes-danger-expro.org

BENOIT Pierre :

le 19-11-2017 à 18:12:02
Méthodes municipales
Bonsoir,

Une simple lecture objective des échanges qui précèdent avec vos administrés permet de savoir qui use d’une mauvaise foi permanente et du travestissement de la réalité. Si certains se défendent maladroitement ou use d’arguments qui sont parfois réfutables, vous ne pouvez nier que ce sont vos méthodes en ce qui concerne, les emplacements réservés, les expropriations, les travaux du centre ville, ou même le collège Saint Exupéry (je confirme que vous avez élaboré les délocalisations sans aucune concertation préalable), qui les poussent à contester votre action.

Vous avez des comptes à rendre à vos administrés et un dialogue, franc et objectif est un préalable à toute action publique.

Permettez-nos de corriger vos approximations.

Démolition du 30 avenue de Paris :
En page 48 du rapport de l’AVAP, les rédacteurs stipulent que : « 9 % des bâtiments recensés appartiennent à cette classe [néo-classique]. La sobriété des façades qui caractérise le néo-classicisme, style sévère en rupture avec le rococo, débute fin 18e siècle et couvre la première moitié du 19e jusqu’au retour des façades plus ornées qui réapparaissent après Louis-Philippe. Ce style ne concerne Vincennes que par un très petit nombre d’immeubles de la première moitié du 19e siècle. » La photo qui illustre cet article représente le 30 avenue de Paris.

https://www.vincennes.fr/Cadre-de-vie/Urbanisme/Protection-du-patrimoine

Les conclusions de l’enquêteur public, M. Pouey, favorable au projet, constituent un festival de langue de bois qui vaut le détour. Il balai d’un revers de main, tous les arguments contraires et parfois très étayés déposés sur les registres.

Les luminaires :

Vous déclarez avoir conservé les lanternes. Je parlais également des mats à enroulement auxquels elles étaient suspendues, qui ont bien été bennés. Vous confirmez ainsi qu’aucune réutilisation des ces équipements en parfait état de marche, et payés avec les impôts des vincennois n’a été envisagée. A l’heure où votre brochure sur le ramassage des encombrants nous invite à tout recycler pour sauver la planète, ce gâchis est proprement scandaleux. Ces réverbères correspondaient à l’esprit d’unité stylistique entre la mairie et le cours Marigny. Ils faisaient écho au style des lanternes visibles en façade de l’hôtel de ville qui sont suspendues à des potences à enroulement.

Les pavés :

Je résume votre démonstration : A l’issue de la concertation, des prévisualisations de l’aménagement du cours, rendues publiques sur le site et par voie d’affichage, montraient les voies de circulation du cours en enrobé, mais, vous avez décidé de vous en affranchir pour obéir à « l’esprit du projet » en ne prévenant les riverains qui avaient crû à vos précédentes affirmations, que 15 jours avant les travaux. Excusez-moi du peu, mais c’est ce qu’on appelle une manœuvre.

Emplacements réservés et expropriations :

Certes, tous les propriétaires des emplacements réservés ne seront pas expropriés. Pardonnez-moi cet amalgame. En revanche, la liste de ces emplacements, consultable ici, fait froid dans le dos :
https://www.vincennes-danger-expro.org/parcelles-visees

Ce sont pour la plupart des endroits charmants ou de petites dimensions qui participent à la qualité paysagère de Vincennes et à son côté village.
Les propriétaires vivent dans un stress manifeste et certains sont vraiment désespérés, comme ce malheureux couple dont le bien a été préempté à bas prix (Famille Montevecchi - Emplacement 31 dans la liste).

Square Jean Jaurès :

Pour qui sait lire un plan, infestation ou pas du hêtre pourpre, étant donné la profondeur des tranchée nécessaire au cimentage de la dalle des trottoirs, il est évident que les racines maitresses auraient de toutes manières dû être gravement sectionnées, mettant effectivement en péril la santé et la stabilité de l’arbre.
Quant au sapin angle Idalie/cours Marigny, je constate que vous le passez par pertes et profits…

Schneider Etienne :

le 18-11-2017 à 23:22:00
Hêtre pourpre
Bravo, vous avez réussi à couper le plus bel arbre de Vincennes : le hêtre pourpre planté en 1895.
Le tronc coupé ne montre pas la moindre trace de maladie...

Charrié Édouard :

le 18-11-2017 à 19:11:27

Ville de Vincennes :

Bonjour,
cet arbre remarquable et majestueux avait effectivement vocation à rester en place ; son état a cependant suscité des préoccupations, et la mairie de Paris (Mission Technique Expertise du service de l'Arbre et des Bois au sein de la Direction des espaces verts et de l’environnement - division du Bois de Vincennes) en a effectué le diagnostic. Comme vous le lirez ci-dessous, le champignon incriminé attaque le système racinaire. Son abattage n'a pas de lien avec le réaménagement du cours Marigny, et il sera remplacé par un chêne de Hongrie.

"État physiologique de l’arbre
Lors de notre visite nous avons constaté un dépérissement physiologique médiocre, reconnaissable par un houppier très clairsemé. Ce symptôme apparait plus marqué sur la face Est (coté allée).
Charpentières
Des plaies de taille sont visibles au niveau des charpentières. Les bourrelets de cicatrisation sont peu vigoureux. Nous avons repéré, sur la face Sud‐est du houppier au niveau d’une entrécorce à 6 m de hauteur une  « croute blanche », semblable à la fructification asexué du pathogène Ustuline deusta. L’écorce se craquelle dans une petite zone sur le tronc à 6 m. de hauteur (face sud).
Collet et tronc
L’empattement est  puissant  avec des contreforts bien repartis. Du coté sud-ouest  une ancienne fructification de champignon en forme de console est accrochée au bois. Compte tenu des symptômes identifiés, nous avons réalisé 3 sondages au collet et 1 au tronc afin de vérifier la santé des contreforts et de déceler un foyer de pourriture interne. Au bilan, les sondages réalisés n’ont pas montré de défauts mécaniques majeurs à ce niveau. Par la suite, nous avons demandé au SSTV de faire intervenir le laboratoire Alcina, pour faire un analyse sur des prélèvements de bois (au niveau du collet et des racines)  afin de déceler le pathogène responsable du dépérissement.
Conclusions et recommandations de Gestion
Cet arbre se trouve dans une phase de dépérissement physiologique avancé. Cet état s’explique par la présence du champignon lignivore Polypore géant (Meripilus giganteus) au niveau racinaire. En effet, sa présence à été confirmé par analyses labo au niveau de 3 mats racinaires. Ce pathogène se développe sur la face inférieure des racines où il reste cantonné sans remonter au collet. Il induit une pourriture blanche fibreuse qui provoque une perte d’ancrage. C’est un défaut à caractère dangereux et irréversible. L’ancrage de l’arbre est fortement dégradé et présente un risque de basculement. De ce fait, il est classé en note 4 (état mauvais). Son abattage devra se programmer dans le plus bref délais."

Méthodes municipales
Bonjour,

Faut-il que le message de Christine Benoit vous ait inquiété au point que vous preniez la peine de répondre un samedi 11 novembre ? Tant mieux si, en définitive, la commune ne paye pas d’amende mais reprocher à votre interlocutrice de s’opposer « frontalement » aux expropriations est un peu fort. Vous savez que cette procédure publique devrait rester très exceptionnelle tant elle porte préjudice au droit de propriété et à la tranquillité de vos administrés, alors que vous l’érigez en un outil de développement du logement social. On vous entend moins sur les autres propositions sérieuses d’emplacements proposées sur le site des futurs expropriés.

De plus, en matière de fausses informations, l’équipe municipale devrait faire profil bas.

Cours Marigny, les riverains ont obtenu de la bouche même des entreprises y travaillant que de l’enrobé était bien prévu sur les voies de circulation du cours. L’entreprise mandatée pour le poser s’est vue signifier son dédit peu de temps avant le début des travaux qui ont débuté en mars.

Passons sur les soi-disant impossibilités d’équiper les réverbères anciens de lampes à LED, ou de redéploiement dans les rues de Vincennes ne bénéficiant pas d’équipements de qualité. Tout a été benné.

Sur la promesse de ne couper aucun arbre du square Jean Jaures. Là encore : mensonges.

Après le sapin, à l’angle de la rue d’Idalie et du cours Marigny, c’est le plus que centenaire et majestueux hêtre pourpre qui a disparu sous les tronçonneuses. Les raisons champignonnesques sont tombées encore une fois à point pour libérer l’emplacement du futur trottoir.

En ce qui concerne les pavés, j’invite les riverains de l’avenue de Paris et du cours Marigny à aller consulter la carte du bruit de circulation disponible sur le site Bruitparif. Ladite avenue et les premiers numéros du cours y étaient déjà relevés en zone de bruit maximale avec l’enrobé (équivalent aux valeurs du Périphérique !). Avec les pavés, les bruits de roulement ont encore augmenté. La réduction du bruit en ville est considérée comme un objectif de santé publique. C’est désormais en toute connaissance de cause que la municipalité s’obstine à aggraver cette nuisance.

Plus généralement, la surprise et la dissimulation semblent être devenues les méthodes favorites de l’équipe municipale : Détails et calendrier des travaux du cours Marigny rendu publics 15 jours seulement avant le début du chantier, parents d’élèves prévenus le même jour,à la fois de l’évacuation du collège Saint-Exupéry, et des délocalisations d’élèves élaborées sans aucune concertation avec les principaux concernés, projet d’expropriation et de démolition de l’hôtel restaurant Le Blason, face au château, installé soi-disant dans un bâtiment « sans intérêt » du début du XXeme siècle, alors qu’ils est classé par l’AVAP (rapport du Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine du Val de Marne) sur le site même de la ville, comme étant un des rares témoignages de l’architecture du début du XIXeme siècle à Vincennes, avec plus deux siècles d’existence.

Non, chère équipe municipale, vous faites la démonstration que vous n’avez aucune leçon à donner aux vincennois.

Schneider Etienne :

le 18-11-2017 à 12:55:42

Ville de Vincennes :
Bonjour,
vous en conviendrez, il n'est pas illégitime que la Ville réponde aux commentaires mensongers prononcés à son encontre sur son propre site dès qu'elle le peut.
En quelques mots :

-  les expropriations restent exceptionnelles - mais elles n'en sont pas moins un outil juridique permettant de réaliser des logements sociaux comme cela a été le cas sur l'îlot Fontenay pour citer l'exemple le plus récemment abouti. Les expropriations concernent des immeubles vides ou insalubres ou des locaux qui ne sont pas à usage d’habitation. Dans le cas des emplacements réservés , auxquels fait référence le site que vous évoquez, la Ville n’a aucunement l’intention d'exproprier les habitants concernés de leur habitation aussi longtemps qu’ils souhaiteront y habiter et la maintiendront en bon état d’entretien. Ce n’est qu’en cas de mise en vente de ce bien que la Ville pourrait exercer son droit de préemption afin de contrôler l’utilisation qui serait faite des droits à construire créés par la loi Alur.
- les luminaires précédents n'ont pas été "bennés", ils doivent être donnés aux personnes intéressés qui se sont fait connaître avec lesquelles la ville prendre prochainement contact à cet effet ;
- l'enrobé a été un temps envisagé sur les voies du cours Marigny et cela n'a pas été caché, mais les pavés correspondent à l'esprit du projet initial issu de la concertation ;
- le hêtre qui vient d'être coupé au square Jean-Jaurès l'aurait été sans le projet de ville : il a été abattu par la ville de Paris, à laquelle vous pouvez demander le rapport phytosanitaire. La dernière analyse effectuée en septembre a conclu hélas à un déclin mécanique irréversible et dangereux de cet arbre : un champignon lignivore (le polypore géant, Meripilus giganteus) avait colonisé une part importante des racines. Ce champignon provoque la pourriture des racines et ainsi une perte d’ancrage : le hêtre risquait de basculer. Un jeune chêne de Hongrie (Quercus frainetto) sera  planté  en remplacement l’hiver prochain. Le hêtre n'était pas situé du tout sur le futur trottoir.
- page 55 du rapport de l'AVAP que vous citez, l'immeuble que vous évoquez est bien identifié comme datant du XXe siècle ; le commissaire-enquêteur a conclu que le projet était compatible avec les documents d'urbanisme existants (http://www.val-de-marne.gouv.fr/content/download/11213/84493/file/Conclusions%20enqu%C3%AAte%20DUP%20du%20cm%20(mars%202017).pdf  ).
- parler de dissimulation de la part de la Ville sur la question du collège Saint-Exupéry est irresponsable et mensonger, nous vous invitons à en consulter la chronologie détaillée.

Impasse Lenain
Bonjour à vous,
Très belle initiative que la rénovation de la Place Bérault dont beaucoup de riverains pourront se féliciter.
Vous serait-il possible de nous donner quelques informations sur le projet voisin du réaménagement de l’impasse Lenain, toute voisine de la place.
Quelles ont été les suites de l’enquête publique visant à en faire un projet d’intérêt général, avec reprises de certains des blocs d'immeubles et projets de constructions de nouveaux ? Y a-t-il eu quelques avancées depuis le Conseil Municipal du 16 février 2016 ?
Pour ne rien vous cacher, de notre immeuble surplombant l’impasse, nous assistons ces dernières années à une véritable pollution visuelle, due au développement de ce qui ressemble à une décharge à ciel ouvert.
Vous remerciant par avance de votre réponse.
Bien amicalement.

Vermeulen Rodolphe :

le 16-11-2017 à 18:56:43
Amende logements sociaux
Je m'informe comme tout le monde dans la presse et lis les déclarations de Mr Lafon sur 94 citoyens« Le seuil est passé de 20 à 25% pendant le contrat triennal. Si la règle du jeu n’avait changé au cours de ces trois ans, nous ne ferions pas l’objet d’un constat de carence. Nous sommes passés en commission départementale et allons passer en commission nationale pour demander une dérogation »
En conséquence, en l'absence de dérogation, la ville devra 835 000€ d'amende

Il y a aussi un moment ou il faudra que la ville prenne en considération la densité de population et cesse de compter sur le bois pour aérer ses citoyens : 50 000 personnes vivent sur 1.91km2, Vincennes est la deuxième ville la plus dense de France

Il y a d'autres solutions pour faire du logement social que de détruire les petites maisons et leurs jardins

http://www.vincennes-danger-expro.org

Benoit Christine :

le 11-11-2017 à 16:51:46

Ville de Vincennes :

Cette "information" comme beaucoup de celles que vous relayez est fausse : la Ville ne devra pas payer 835.000 € d'amende.
La dérogation évoquée par M. Laurent Lafon concerne les objectifs chiffrés à atteindre dans le contexte d'un seuil relevé entretemps en raison de l'évolution de la loi. Il n'est en tout état de cause pas possible de continuer à produire le meilleur chiffre possible de logements sociaux sans les outils (emplacements réservés notamment) auxquels vous vous opposez frontalement. Quant à la densité d'une ville qui était déjà plus peuplée il y a 50 ans, il est bien évident qu'elle n'a pas de lien avec la création de logements sociaux, par ailleurs indispensable ; sachez enfin que l'immense majorité des permis de construire délivrés à Vincennes concerne des projets incluant des logements sociaux et que concurremment, contrairement à ce que vous alléguez en évoquant le Bois, la surface d'espaces verts dans la ville depuis 2002 a été multipliée par 2.
Le tableau sur 94Citoyens.com auquel vous faites référence n'était certes pas d'une lecture aisée, mais le chiffre que vous rapportez correspond à l'amende que la Ville aurait payé (amende brute) si elle ne faisait pas déjà le maximum pour créer du logement social : elle en est donc exemptée (0 € d'amende nette).

Comptons.
AVANT LEUR DESTRUCTION méthodique, Cours Marigny, (non comptés les arbres de la rue Condé sur Noireau , qui a finalement échappé au couple magnolias-pavés, et non comptées les belles essences des jardins intérieurs , qui tâchent encore vaillamment de résister, côté sud, aux brutalités répétées des engins), il y avait:

4 alignements "remarquables, à protéger et à prolonger" , totalisant
117 GRANDS ARBRES DE 12 M ET PLUS .

APRES LES TRAVAUX , il y aura

85 MAGNOLIAS "POUVANT ATTEINDRE 10 M".
Plus un pin sylvestre (l'arbre qui fera la forêt)

DEFICIT EN VRAIS ARBRES:
117 - 86 = 31 (-26,5%)

Déficit "compensé" , semblez-vous penser, par 78 lagerstromiae indicae: ce sont sauf erreur des arbustes, diversement configurables (buissonnants ou sur tige), pouvant aller de 3 à 7 ou 8 mètres.
(J'espère que n'est pas prévue une variété naine , pour n'offusquer de nulle part la vision de la mairie et de son parvis...).
Faisons donc le pari qu'il se trouvera un magicien aux pouces verts, qui fera monter ces arbustes, comme les impeccables magnolias, jusqu'aux frondaisons nobles et vivantes qui s'épanouissaient historiquement jusqu' à 12 m et plus.
Nous espérons beaucoup de nos jardiniers vincennois , maintenant.

Leroy-Bédier Marie-Laure :

le 10-11-2017 à 08:49:47

Ville de Vincennes :

Bonjour, comme vous le sous-entendez, nous vous avons déjà répondu à plusieurs reprises. Nous avions bien noté que le projet issu de la concertation avec les Vincennois menée entre 2006 et 2010 et mis en œuvre par des paysagistes aux références nationales et internationales nombreuses et diplômés de l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles ne recevait pas votre assentiment, et votre analyse a bien été transmise aux professionnels concernés.

Une bien triste histoire
Réponse à la ville de Vincennes et aux internautes :
1/ Oui ce sont des internautes qui évoquent les grincheux, râleurs, aigris
2/ Sauf erreur de ma part, mais les latinistes me reprendront, La locution latine aurait été de dire argumentum ad hominem et non « ad nominem »
3/ A tous, ne vous méprenez pas, le rouleau compresseur est bien en marche monde entier pour des villes plus aseptisées, des tours, des immeubles, du béton (voire du pavé), mais les élus /urbanistes/architectes, tous identiquement modelés, auront quelques sursauts écolos en prenant le soin de faire des jardins suspendus entre 2 tours , des murs végétalisés (qui coutent une fortune en entretien), des brumisateurs (ben oui, comme il n’y aura plus d’ombre), des villes scintillantes sous projecteurs (tiens pourquoi 4 luminaires / sports différents devant l’esplanade de la Mairie ??). Des immeubles tous bien identiques (à l’exception de quelques uns sortis de la tête de je ne sais quel architecte qui a pensé refaire l’immeuble Pierre Souweine, rue de Fontenay façon radiateur nid d’abeilles), et surtout plus ces pavillons d’autrefois qui risquent de faire tache dans cette ville nouvelle. Alors allez y, lâchez vous, bétonnez le bois de Vincennes – des plages sont en préparation – rasez les arbres (c’est vrai quoi, une racine ca fait beurk !), plus de rats (il parait que certains étaient dérangés par des rats au Cours Marigny (il y a pourtant plus de risque à glisser sur les trottoirs de la rue du Midi que de se faire mordre un orteil par un rat), mettez les animaux en cage (beurk le cri d’une oie bernache ou d’un coq, mais vive le bruit des pavés), et restez bien sages, ne vous inquiétiez pas, on pense pour vous à une belle ville flambant neuf, sans rien qui traine, une nature en pot. Bonzaïs ne désespérez pas, l’avenir est à vous, petit poisson rouge, ne t‘inquiète pas, tu auras un bocal carré (on ne fait plus de rond, mais des cubes) avec une algue en plastique autour de la quelle tu pourras tourner. Et tant pis si cela crée des inondations, on paiera des auditeurs / des gestionnaires de crise pour régler tout cela.
Une râleuse mais non aigrie.

Bernard Marie Noelle :

le 10-11-2017 à 07:21:59

Ville de Vincennes :

Sur la locution latine, vous avez tout à fait raison, de même que sur la possibilité de proposer des aquariums rectangulaires aux poissons rouges.
Pour le reste, bien évidemment, nous continuerons à répondre avec sérieux lorsque des questions sérieuses sont posées.

La mairie va régler une amende de 835000€ pour manque de logements sociaux
La politique de mise en emplacements réservés de plus de 150 propriétaires depuis 2007 est contre productive en réponse à la pénurie de logements sociaux puisque la ville va devoir régler une amende de 835 000€ en 2018.
Quand est ce que la ville dont la gestion budgétaire est souvent qualifiée d'efficace va t-elle se doter d'une vraie stratégie en matière de logement social ?

Dans l'attente merci de répondre à la question suivante :

Pouvez vous communiquer l'état exhaustif des procédures judiciaires engagées contre ou en faveur de la ville et l'évolution de leur nombre depuis 10 ans ? (la première partie de la question posée par Mme Hauchemaille lors du conseil municipal du 27/09 n'ayant pas trouvé réponse en séance)

Merci

benoit christine :

le 10-11-2017 à 06:04:13

Ville de Vincennes :

C'est faux. La démocratie exige de la précision, et le débat public n'est pas possible lorsqu'il se base sur la valorisation de contre-vérités. Ce chiffre que vous avez sans doute relevé dans la presse ces jours-ci correspond à l'amende brute à laquelle la Ville serait astreinte si elle n'investissait pas largement plus pour la construction de logements sociaux. Et en l'état, son amende nette pour non respect des 25 % SRU est de 0 euros.
Les emplacements réservés, au nombre d'une quarantaine, sont un outil indispensable dans ce cadre mais il est bien évident qu'il n'est pas suffisant, et la stratégie de la ville, que vous combattez par ailleurs, comprend l'ensemble des outils juridiques disponibles pour répondre à cet objectif : opérations programmées d’amélioration de l’habitat, programmes sociaux thématiques, convention de portage foncier avec l’Établissement Public Foncier d’Ile-de-France (EPFIF), droit de préemption renforcé donnant priorité à la Ville d’acquérir le bien mis en vente, garanties d’emprunt accordées par la Ville aux différents bailleurs sociaux sur certains montages financiers qui sans cela ne pourraient voir le jour, Programme Local de l’Habitat…
Comme cela a déjà été indiqué à plusieurs reprises en Conseil municipal : sur 43 emplacements réservés dans la version sortante du PLU, 23 ont donné lieu à des acquisitions, que ce soit par la Ville ou par un acteur du marché. Elles ont permis de créer 474 logements sociaux : 235 logements achevés, 210 logements en cours de construction, et 29 logements réhabilités ou en cours de réhabilitation. 41 autres logements ont fait l’objet d’un permis dont les travaux n'ont pas encore commencé. En termes de logements achevés, les logements créés grâce aux emplacements réservés représentent près du quart de la progression de Vincennes ces dernières années : et ils ont vu le jour après l’acquisition des parcelles concernées au prix du marché, sans porter préjudice à la valeur estimée des biens des propriétaires. Sans ces emplacements réservés, la Ville aurait certainement dû payer la pénalité SRU et prendrait le risque de se voir retirer sa compétence en matière de permis de construire au bénéfice du préfet.

Quant aux procédures en cours, la réponse a bien été faite en Conseil municipal. En matière d'urbanisme, l’une, émanant de plusieurs propriétaires, concerne classiquement le PLU et les emplacements réservés, comme vous ne pouvez l'ignorer. Une autre concerne l’utilité publique et l’arrêté de cessibilité du préfet sur l’expropriation de l’impasse Lenain. D’autres encore contestent des permis de construire sur des projets privés (4), des injonctions de ravaler (2), etc.

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